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RECRUTEMENT

Comment recruter un commercial ? La méthode en 7 étapes

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Par Olivier Niel
10 min de lecture

Savoir comment recruter un commercial performant, c'est d'abord accepter une vérité un peu dérangeante : le meilleur CV n'est presque jamais celui qui vend le mieux. Un commercial se recrute sur des comportements, pas sur une liste de logos. Ce guide vous donne une méthode concrète en 7 étapes, les erreurs qui plombent un recrutement, et les repères pour décider de chercher seul ou de déléguer à un cabinet.

En résumé : pour recruter un commercial, définissez précisément le profil et la rémunération, sourcez sur les bons canaux (jobboards ou chasse directe), triez sur des critères de performance plutôt que sur le discours, évaluez les soft skills de vente, testez le candidat en situation réelle, vérifiez ses références, puis soignez l'onboarding des premières semaines. C'est cette dernière phase, souvent négligée, qui transforme une embauche prometteuse en commercial productif.

Les 7 étapes pour recruter un (bon) commercial

Voici la séquence à suivre, dans l'ordre. Chaque étape filtre une dimension différente : ne sautez pas la phase comportementale sous prétexte que le candidat « a un bon feeling ».

  1. Définir le profil et la rémunération — clarifiez le type de vente, le cycle, la cible et le package fixe/variable.
  2. Sourcer — choisissez entre jobboards (volume) et chasse directe (qualité, profils en poste).
  3. Trier et qualifier — filtrez sur des critères de résultats, pas sur la mise en forme du CV.
  4. Évaluer les soft skills vente — écoute, résilience, sens de la négociation, intelligence de situation.
  5. Tester en situation — mise en situation, jeu de rôle ou cas pratique de vente réel.
  6. Vérifier les références — appelez d'anciens managers, pas seulement les contacts fournis.
  7. Onboarder — un plan des 30/60/90 premiers jours pour accélérer la montée en puissance.

Définir le profil et la rémunération

Un commercial « senior B2B grand compte » et un « chasseur B2C terrain » n'ont rien en commun, sauf le titre. Avant de publier quoi que ce soit, écrivez noir sur blanc : le type de vente (B2B, B2C, technico-commerciale, vente d'ingénierie), la longueur du cycle, le panier moyen, la cible (PME, grands comptes, particuliers) et le degré d'autonomie attendu.

La rémunération suit ce profil. Un bon commercial regarde le variable autant que le fixe, et surtout son plafonnement : un variable déplafonné attire les profils ambitieux, un variable bridé fait fuir les meilleurs. À titre de repère marché, le package d'un commercial confirmé se structure souvent autour d'un fixe représentant 60 à 70 % du total cible, le reste en variable. Affichez clairement votre logique de commissionnement dès l'annonce : c'est un signal de sérieux qui filtre déjà une partie des candidats.

Sourcer : jobboards vs chasse

Deux logiques s'opposent. Les jobboards (Indeed, APEC, LinkedIn en mode annonce) génèrent du volume rapidement — pratique pour des postes juniors ou très demandés. Le revers : vous recevez surtout des candidats en recherche active, et les meilleurs commerciaux, eux, sont rarement sur le marché.

La chasse directe consiste à aller chercher des profils en poste, performants, qui ne postulent nulle part. C'est plus lent, plus exigeant, mais c'est là que se trouvent les vendeurs qui dépassent leurs objectifs. En pratique, sur un poste stratégique, mieux vaut combiner les deux : une annonce pour la base, une approche directe ciblée pour les profils que vous voulez vraiment. C'est exactement le travail d'un cabinet de recrutement commercial spécialisé, dont le métier est précisément d'approcher les commerciaux en poste.

Trier et qualifier

Le tri est l'étape où l'on perd le plus de bons candidats… et où l'on en garde de mauvais. Un CV de commercial est, par définition, un document de vente : il est rédigé pour séduire. Ne vous arrêtez pas aux verbes d'action (« développé », « piloté », « explosé les objectifs »). Cherchez les chiffres : quel chiffre d'affaires géré, quelle progression year-over-year, quel taux de transformation, sur quel cycle de vente.

Lors du premier échange téléphonique (15 minutes suffisent), posez une question simple : « Racontez-moi votre meilleure vente, étape par étape. » Un vrai commercial sait dérouler son process. Un profil qui reste dans le flou ou ne parle que de relationnel mérite votre prudence.

Évaluer les soft skills vente

Les compétences qui font un bon commercial ne se lisent pas sur un diplôme. Quatre comptent particulièrement : l'écoute active (le meilleur vendeur parle moins qu'il n'écoute), la résilience face au refus (un métier où l'on entend « non » bien plus souvent que « oui »), le sens de la négociation, et l'intelligence de situation — cette capacité à lire un interlocuteur et à adapter son approche.

Pour les évaluer, fuyez les questions fermées. Préférez des questions ouvertes et comportementales : « Décrivez-moi une affaire que vous avez perdue. Pourquoi ? Qu'auriez-vous fait différemment ? » La façon dont un candidat assume un échec en dit souvent plus long que dix réussites. Pour préparer cette phase, vous pouvez vous appuyer sur une grille de questions d'entretien pour recruter un commercial structurées.

Tester en situation

C'est l'étape la plus discriminante, et la plus négligée. Aucun entretien classique ne remplace une mise en situation. Demandez au candidat de vous « vendre » un de vos produits après une courte préparation, ou organisez un jeu de rôle où vous jouez un prospect réticent. Observez : pose-t-il des questions de découverte avant de pitcher ? Reformule-t-il vos objections ? Sait-il conclure, ou tourne-t-il en rond ?

Un cas pratique écrit fonctionne aussi pour les postes plus stratégiques : « Voici notre offre et un type de client cible. Construisez un plan d'approche sur 30 jours. » Vous verrez immédiatement qui structure sa pensée et qui improvise. Pour objectiver cette évaluation, appuyez-vous sur un test de recrutement commercial.

Vérifier les références

La prise de références n'est pas une formalité. Appelez d'anciens managers directs — pas seulement les contacts que le candidat vous a soigneusement choisis. Une question utile : « Le réembaucheriez-vous demain dans une fonction commerciale ? » Une hésitation vaut une réponse. Croisez deux ou trois sources pour éviter le portrait flatté unique.

Onboarder

Recruter ne s'arrête pas à la signature. Les premières semaines décident souvent du succès ou de l'échec. Préparez un plan d'intégration sur 30/60/90 jours : maîtrise de l'offre et des outils le premier mois, premiers rendez-vous accompagnés le deuxième, autonomie progressive le troisième. Un commercial bien onboardé atteint sa pleine productivité bien plus vite — et reste plus longtemps. Trop d'entreprises remportent la bataille du recrutement puis perdent celle des trois premiers mois.

Les erreurs qui coûtent cher

Un recrutement commercial raté ne coûte pas seulement le salaire versé : il coûte le chiffre d'affaires non réalisé, les prospects mal traités et le temps de re-recruter. Deux erreurs reviennent systématiquement.

Se fier au CV / au discours

Le piège classique : se laisser convaincre par un candidat… qui vend bien sa candidature. C'est précisément son métier. Un commercial brillant en entretien peut être médiocre sur le terrain, et l'inverse existe aussi — d'excellents vendeurs sont mal à l'aise dans l'exercice artificiel de l'entretien. Ne confondez jamais « vend bien sa candidature » et « vendra bien votre produit ». D'où l'importance capitale de la mise en situation (étape 5), qui ramène l'évaluation sur du concret.

Sauter l'évaluation comportementale

Sous la pression du délai (« on a besoin de quelqu'un pour hier »), beaucoup d'entreprises raccourcissent le process et zappent la phase comportementale. C'est une fausse économie de temps. Un mauvais recrutement vous coûtera bien plus de semaines à réparer qu'il ne vous en aura fait gagner. Mieux vaut un process complet de quelques semaines qu'un commercial à remplacer dans six mois. Définir en amont des critères de recrutement commercial clairs vous protège de ces raccourcis.

Recruter seul ou via un cabinet ?

Il n'y a pas de bonne réponse universelle. Tout dépend du temps dont vous disposez, de la criticité du poste et de votre capacité à sourcer des profils en poste. Voici les repères honnêtes pour trancher.

Quand déléguer

Recruter en interne a du sens si vous avez le temps de trier des dizaines de candidatures, une marque employeur attractive, et une expérience réelle de l'évaluation commerciale. Déléguer à un cabinet devient pertinent quand : le poste est stratégique (un mauvais choix vous coûte cher), vous manquez de temps pour la chasse directe, vos précédentes annonces n'ont attiré que des profils inadaptés, ou vous voulez accéder à des commerciaux en poste qui ne répondent pas aux annonces.

Déléguer à un cabinet spécialisé

Eagle Rocket est un cabinet de recrutement commercial spécialisé (B2B, B2C, technico-commercial et profils ingénieurs). Nous chassons les commerciaux en poste, vous présentons les candidats au fur et à mesure, après 2 entretiens, et travaillons 100 % au succès : 0 € d'acompte, vous ne payez que si vous recrutez. Des entreprises comme Bimpli, Coup de Pâtes, Vaziva ou Emulsion Paris nous ont fait confiance.

Le modèle au succès (0 € d'acompte)

La plupart des cabinets facturent un acompte au lancement de la mission, puis un solde, le tout indexé sur un pourcentage du salaire annuel — une mécanique qui peut vite grimper. Le modèle 100 % au succès inverse la logique : aucun acompte, aucun frais d'ouverture, et une rémunération uniquement en cas d'embauche réussie. Chez Eagle Rocket, cela se traduit par un forfait unique de 7 à 10 k€ selon le poste, transparent dès le départ — sans pourcentage qui s'envole sur les profils bien payés.

Cabinet à taille humaine, Eagle Rocket revendique un suivi direct plutôt qu'un volume industriel : plus de 100 recrutements réalisés, chacun accompagné de près. Pour comparer concrètement les modèles de facturation et y voir clair sur les coûts, consultez notre page dédiée au prix d'un cabinet de recrutement commercial. Et si votre besoin porte spécifiquement sur la prospection et la vente entre entreprises, notre page cabinet de recrutement business developer détaille les spécificités de ces profils.

FAQ

Combien de temps ça prend de recruter un commercial ?

En interne, comptez généralement 6 à 10 semaines entre la rédaction de l'annonce et la signature, selon la rareté du profil et votre réactivité dans le tri. Via un cabinet pratiquant la chasse directe, le délai dépend du poste : les premiers candidats qualifiés peuvent vous être présentés rapidement et au fil de l'eau, puisqu'ils sont approchés directement plutôt qu'attendus via une annonce. Le facteur qui rallonge le plus le délai reste, dans tous les cas, la disponibilité des décideurs pour mener les entretiens.

Combien ça coûte de recruter un commercial ?

En recrutant seul, le coût est surtout du temps interne (rédaction, tri, entretiens) auquel s'ajoutent d'éventuels frais de diffusion d'annonces. En passant par un cabinet classique, la facturation se fait souvent en pourcentage du salaire annuel brut, avec acompte. Le modèle au succès supprime cet acompte : chez Eagle Rocket, c'est un forfait unique de 7 à 10 k€, payable uniquement en cas de recrutement réussi, sans frais d'ouverture. Pour le détail, voir notre page prix d'un cabinet de recrutement commercial.

Recruter un bon commercial relève moins de la chance que de la méthode : un profil clair, des canaux adaptés, une évaluation comportementale sérieuse et un onboarding soigné. Si le poste est stratégique et que vous préférez vous concentrer sur votre activité pendant qu'un spécialiste chasse pour vous, parlez de votre besoin à Eagle Rocket — 100 % au succès, 0 € d'acompte, et des candidats présentés au fur et à mesure.

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#Recrutement#Sales#Growth
Olivier Niel

Olivier Niel

Expert Recrutement & Stratégie

Fondateur d'Eagle Rocket. J'analyse les tendances du marché pour aider les dirigeants à sécuriser leurs recrutements stratégiques et construire des équipes performantes.

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